À 33 ans, Jean-Marie Bisaro ne peut plus pratiquer ce sport qui fut son métier et qui est avant tout sa grande passion, sous peine de voir le mal s'aggraver encore et encore... Après de nombreuses saisons dans l'élite, au Stade toulousain, à Dax, à Castres et à Narbonne, la mort dans l'âme, Jean-Marie, est obligé de déposer les armes. Il est évident qu'il paye aujourd'hui l'addition, après tant d'années au plus haut niveau, avec un engagement total, sans jamais tricher. La réputation de Bisaro, sur tous les terrains de France et de Navarre, c'était le talent, bien entendu, mais surtout le courage, l'abnégation, l'esprit d'équipe. L'archétype du rugbyman comme on l'aime. D'ailleurs, la nouvelle vient à peine de tomber et cet immense joueur nous manque déjà. Comme un malheur ne vient jamais seul, nous apprenions également cette semaine que son coéquipier et ami Philippe Spanghero avait d'ores et déjà terminé sa saison au sein du ROC, victime de graves problèmes aux vertèbres cervicales, le genre de blessure avec laquelle les joueurs de rugby ne badinent pas (et pour cause...). Philippe, même s'il doit observer un long arrêt, reviendra probablement sur les terrains. Concernant Jean-Marie, tout le monde du rugby, et le petit monde du ROC en particulier, espère le revoir, cette fois au bord de la pelouse, où il pourra prodiguer des conseils avisés à ses jeunes coéquipiers. 33 ans c'est jeune pour quitter définitivement les terrains, beaucoup vont voir désormais en Jean-Marie un futur entraîneur et le bougre à tout pour réussir dans cette fonction.


